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   DR FRANCOIS KUNTZ     DR PATRICE GESTRAUD
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LES COMPLICATIONS DES PROTHÈSES

Nul n'est à l'abri des complications, néanmoins elles restent extrêmement rares si l’information au patient a été donnée et comprise et qu'une prévention scrupuleuse a été observée : bilan préopératoire.

Les complications de l'anesthésie :

anesthésie locorégionale ou anesthésie générale, nos anesthésistes sauront vous expliquer l'intérêt de telle ou telle technique et leurs inconvénients. Une consultation d'anesthésie est obligatoire dans les trois semaines qui précèdent le geste chirurgical, elle permet ,éventuellement , d’engager des consultations de spécialistes afin de vous préparer le mieux possible à l'intervention.

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Phlébites et embolies pulmonaires

sont dues à la formation de caillots sanguins dans les veines profondes de vos membres inférieurs. Elle restent rares, si une prévention efficace, par la prescription anticoagulant et le port de bas varices, est appliquée. Les personnes « à risque »: les antécédents de phlébite, une éventuelle obésité ou un diabète, feront l‘objet d’une attention particulière. L'apparition d'une douleur dans le mollet malgré cette prévention imposera la réalisation d'un écho-doppler et la mise sous un traitement anticoagulant adapté si besoin.

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L’infection de la prothèse

est une complication grave mais heureusement rare, la politique hospitalière, via l'accréditation, la lutte contre les infections nosocomiales par le CLIN , la qualité du personnel médical et para-médical associées aux mesures préventives du bilan préopératoire réduisent considérablement ce risque. La vigilance est de mise, une infection peut imposer un traitement antibiotique adapté pour plusieurs mois et éventuellement faire envisager une ou plusieurs interventions chirurgicales pour nettoyer, changer ou ôter la prothèse dans les cas les plus difficiles. Cette situation est bien entendue toujours mal perçue par le patient mais aussi par le chirurgien qui saura être à vos côtés et se donner les moyens nécessaires à la bonne résolution de cette complication. Le bilan préopératoire est un acte de prévention essentiel dans cette lutte car il permet de déterminer les risques et les traiter avant l'intervention. La recherche de foyers infectieux dentaires, urinaires, la préparation cutanée et l'absence de lésion, la correction d’un diabète sont des éléments qu'il vaut mieux régler pour ne pas être pris au dépourvu.

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La luxation de la prothèse totale de hanche :

Elle survient habituellement à proximité de l'opération, une manœuvre malheureuse des membres inférieurs ou une chute peuvent être responsables d'un déboîtement de la rotule fémorale. Le relâchement musculaire après l'intervention facilite cet accident. Passé trois mois, les risques sont bien moindres . Il est essentiel que le patient soit sensibilisé à ce risque et qu'il distingue les manœuvres à ne pas faire de celles recommandées. Lors de la consultation préopératoire, un livret de conseils (cf extrait du livret de conseil pour PTH) édité par le Dr Kuntz est fourni au patient ; les kinésithérapeutes lors de l'hospitalisation l’aideront et s’assureront de la compréhension de cette information.

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Complications vasculo-nerveuses :

En chirurgie tout peut se voir !! elles sont exceptionnelles, atteintes du nerf sciatique, lésions artérielles, sont plus souvent le fait de reprises chirurgicales difficiles. Exceptionnellement, un simple étirement d'une branche du nerf sciatique peut être responsable d'une faiblesse du pied qui sera régressive en plusieurs mois avec de la kinésithérapie.

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Usure de la prothèse :

L'usure et/ou le dessertissage des implants de la prothèse à l’os sont habituellement des complications tardives, le plus souvent à très long terme entre 10 et 15 ans. Avec les années, l'usure du plastique, la disparition d'un capital osseux, peuvent nécessiter une ré-intervention. Les progrès en biomatériaux permettent de limiter cette complication en diminuant l'usure des surfaces de contact. Le chirurgien doit lutter contre le paradoxe d'un patient trop bien « remis sur pied » , une reprise trop intensive d'activité étant responsable d'une usure préjudiciable.